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L’anti « populisme » actuel, ou la tendance à n’accepter la démocratie que lorsqu’elle va dans son « bon sens » tout idéologique, cette dernière tendance du journalisme, est la preuve de la non-pensée de ses tenants. Tout le monde comprend fort bien que le peuple n’est pas sage ; tout le monde est convaincu aussi bien, que l’on ne peut pas gouverner un peuple sans lui, et sans le minimum de son consentement. La question qui se pose est donc la suivante : dans quelle mesure le peuple peut-il se gouverner, et est-il bon qu’il se gouverne ?

Evidemment cette question ne peut être posée sans crime de lèse-majesté anti-démocratique, et il n’est donc pas étonnant que nos pisse-copies ne se la posent pas, qui n’admettent même pas qu’on la pose. Mais ceux qui ne souhaitent pas que la question soit posée montre par-là qu’ils supposent malgré eux que le peuple est sage, et par conséquent, qu’ils devraient prendre l’habitude eux, de cesser de produire leurs opinions insensées, dont le peuple se passe bien. Ou, ceux qui la posent, doivent en tirer les conséquences : non seulement que la question pourrait bien nous conduire à une réponse anti-démocratique, mais encore, que la question suggère déjà que la sagesse du peuple doit être questionnée.

Au lieu de cela,  nos élites médiatiques font mine de se poser la question : ils ont déjà une réponse toute prête, et ils ne posent cette question que pour éviter d’être remis et de devoir se remettre en question, eux. Car si le peuple n’était peut-être pas sage, on se demande bien pourquoi diable nous serions tenus de nous en tenir à ce système de démocratie représentative, de partis politiques et d’experts médiatiques. Les journalistes anti-« populistes » font plus que de dénigrer telle ou telle opinion populaire. Ils font moins que dénigrer la démocratie. Ils ne font que dénigrer ceux qui ont le front de se rebeller contre l’ordre établi qu’eux représentent, et auquel ils sont soumis. On les soupçonnerait presque d’en vouloir au peuple qu’ils insultent, de faire preuve de si peu de liberté qui manque tant à ces monstres de servilité qui prétendent éduquer le genre humain.


Si ce n’est pas déjà le cas, vous pouvez aller voir à quoi ressemble l’Alt-Right qui soutient Donald Trump, là par exemple : Vox Day.

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