En séparant délibérément, intellectuellement, entre « le sexe » (biologique) et « le genre » (construit socialement), les trop fameuses « gender studies » se condamnent à rediscuter à leur manière du sexe des anges.

L’attitude la plus sage à leur égard est de les ignorer intellectuellement comme elles ont décidé d’ignorer le corps et le corporel dans l’homme.

Mais parce qu’elles ont parmi nos hommes (et nos femmes) politiqu-e-s des soutiens inconditionnels de ce qui fait leur propos, à savoir : la transformation ou le renversement des construits sociaux qu’elles observent, il importe de les combattre considérant leur pouvoir de nuisance.

Ce « pouvoir de nuisance » n’apparaît comme nuisible, qu’à l’aune d’une compréhension véritable des rapports entre « sexe » et « genre » (toutes considérations que les « gender studies » ignorent par principe, donc), si celle-ci nous conduisait à penser que tous les construits sociaux ne sont pas mauvais naturellement parlant, et qu’il serait par conséquent mauvais (toujours naturellement parlant) d’en abandonner la construction.

Pour le dire plus clairement, il ne s’agit pas de brandir une « loi naturelle » slogan pour contrer les « gender studies » et leur pouvoir de nuisance, mais il faut au contraire examiner ce qui est (prendre intellectuellement leur contre-pied) et par-là, ce qui doit-être. Il faut en fait, se mettre en quête de ce qu’est la « loi naturelle », ou mieux, l’ordre des choses, etle bien humain (individuel et politique) que toute construction politique et sociale se doit de respecter.

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