On ne dira jamais assez combien la Modernité est ignorance du corps.

Ce phénomène commence dès le début par une séparation entre le corps et « le reste » concevant l’homme (Descartes). L’essence de l’homme est ainsi repoussée à la partie non-corporelle de l’homme. Dès-lors, au mieux, la corporalité est accidentelle (déjà chez Avicenne), et éventuellement, une atrocité.

Du point de vue des partisans de la liberté, de l’existentialisme libertaire de Sartre, l’homme ne peut pas être corps, car si cela était le cas, celui-ci serait une intolérable source de limites à cette liberté totale qui est postulée comme ersatz d’essence ou de nature humaine. Bref, le corps apparaît comme en contradiction avec la théorie ; et la théorie pour rester conséquente, se doit de l’ignorer.

Et naît tout du féminisme et de l’homosexualisme contemporains, tous les divers déploiements des trop fameuses « gender studies ».

 

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